sábado, 24 de mayo de 2014

Je suis Chemin qui se cherche

C'est que vos pensées ne sont pas mes pensées et mes chemins ne sont pas vos chemins, dit le Seigneur (Isaïe 55, 8-9)

Derrière chaque religion, il y a l'homme de tous les temps et de toutes les civilisations... Le pèlerinage, la procession, la flamme des cierges, le jeûne et la prière, mais aussi le chant et la fête dépassent et transcendent toutes les confessions. L'homme a besoin de rites; et ces liturgies lui permettent d'entrer dans l'espace du sacré, lequel sera toujours situé au-delà de l'enclos de la science. Cet espace du sacré est le lieu où l'homme rencontre plus grand que lui et retrouve à la fois l'ordre universel et des raisons de vivre. (Jean Delumeau)

Il n'y a pas un coin de cette terre qui ne soit sacré. Une aiguille de pin qui scintille, un rivage sablonneux, une brume légère, tout est sain aux yeux et dans la mémoire de ceux de mon peuple... Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous. Les fleurs qui sentent si bon sont nos soeurs, les cerfs, les chevaux, les grands aigles sont nos frères; les crêtes rocailleuses, l'humidité des prairies, la chaleur du corps des poneys et l'homme appartiennent à la même famille. (Le Chef amérindien Seattle)

Les rivières sont des chemins qui marchent, et qui portent où l'on veut aller. (Blaise Pascal, Pensées, 1670)

La marche nous apprend à vivre léger. C'est vrai matériellement, c'est vrai aussi psychologiquement. Celui qui marche, qui va de l'avant, doit laisser un certain nombre de concepts, d'images, de croyances, de représentations et avancer du connu vers l'inconnu... Ce n'est pas toujours facile. Je pense à cette grande parole dite à Abraham : Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t'indiquerai. Va, va vers toi-même. Quitter le connu, ce à quoi nous sommes attachés, pour découvrir cet inconnu que nous sommes, c'est quelquefois passer par un désert, par la nudité, par le dépouillement. D'un point de vue spirituel, le chemin nous apprend à passer des vérités qu'on a vers la vérité qu'on est. (Jean-Yves LeLoup, l'Assise et la marche, Albin Michel, 2001, p.76)

Ce qui est demandé au chemin c'est de nous conduire au bout de lui-même... Chacun de nous est un chemin, ce qui est demandé à l'un n'est pas demandé à l'autre. On ne demande pas à un pommier de donner des figues. La seule chose qui nous est demandée et que demande la Vie en nous est de produire nos propres fruits, les fruits de notre propre sève, le chant de notre propre coeur, la marche de notre propre vie. À chacun de révéler cette forme particulière que prend l'Être, la Vie en lui. En marche. Idem, p.93.


(Textes ramassés par Philippe de Gatineau)

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